La journée du mardi 21 juillet 2026 a été marquée par une paralysie quasi totale des activités dans le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri. Ce mouvement, lancé par la société civile, forces vives, a entraîné la fermeture de nombreux commerces et services.
Dans la commune rurale de Mahagi ainsi que dans plusieurs centres de négoce, les boutiques, marchés, banques, services de transfert et d’échange de monnaie, ainsi que les transports, sont restés largement à l’arrêt.
Cette mobilisation fait suite à la blessure par balle du président du Conseil territorial de la jeunesse, atteint lors d’une manifestation dénonçant les tracasseries policières, militaires et administratives. Selon le porte-parole de la société civile, les multiples dénonciations adressées aux autorités compétentes n’ont jusque-là reçu aucune réponse satisfaisante.
Dans un communiqué publié ce mardi, la société civile a annoncé la poursuite de ce mouvement de protestation jusqu’à nouvel ordre. Elle appelle l’ensemble des composantes du territoire, notamment la notabilité, le Conseil territorial de la jeunesse, les confessions religieuses, les associations féminines, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), les syndicats, les associations de taxis, les opérateurs de monnaie électronique, les changeurs ainsi que les agences en douane, à respecter cette décision.
Parmi les principales revendications figurent :
- la prise en charge médicale complète du président territorial de la jeunesse blessé ;
- le départ immédiat du territoire de Mahagi de M. Aloïs Apoima, présenté par les manifestants comme responsable des faits, ainsi que des poursuites contre l’auteur présumé des tirs ;
- le démantèlement de tous les postes de tracasseries militaires, policières et administratives à travers le territoire ;
- le respect de la population de Mahagi par les autorités.
Face à la tension, l’administrateur militaire du territoire de Mahagi, le colonel Disanoa Lalua Jacques, s’est rendu sur les lieux où des manifestants avaient érigé des barricades et incendié des pneus afin de privilégier une issue pacifique. Toutefois, aucune solution n’avait été trouvée au terme de la journée.
Une réunion est prévue ce mercredi 22 juillet 2026 afin d’examiner cette crise et tenter de dégager des pistes de sortie.
Jean Maurice Udaga




