Les capacités de prise en charge des malades et de diagnostic de la maladie à virus Ebola ont été renforcées en Ituri, province qui demeure l’épicentre de l’épidémie en République démocratique du Congo, a indiqué Pierre Akilimali, incident manager et coordonnateur national de la riposte contre Ebola.
Au cours d’un briefing avec les professionnels des médias, le coordonnateur national de la riposte a présenté les avancées enregistrées depuis le début de l’épidémie, déclarée officiellement le 15 mai 2026 par le ministère de la Santé.
« Au début, il n’y avait aucun laboratoire opérationnel au niveau des zones affectées. Aujourd’hui, nous avons plusieurs capacités de diagnostic qui permettent de confirmer rapidement les cas », a expliqué Pierre Akilimali.
Selon les données présentées par la coordination nationale, la situation épidémiologique arrêtée au 15 juillet 2026 fait état de 2.124 cas confirmés et 826 décès. L’Ituri reste la province la plus touchée avec plus de 90% des cas enregistrés depuis le début de l’épidémie.
Pierre Akilimali a également indiqué que les structures de prise en charge ont connu une évolution importante. Les centres de traitement Ebola, qui étaient limités au début de la flambée, ont été progressivement renforcés afin d’améliorer l’accueil et le suivi des patients.
« Les structures de prise en charge se sont multipliées et leurs capacités continuent d’être augmentées pour répondre aux besoins », a-t-il précisé.
Malgré ces progrès, la coordination nationale reconnaît que la transmission communautaire demeure un défi majeur, particulièrement dans certaines zones de santé de l’Ituri, notamment Bunia, Nizi, Nyakunde et Nyanya.
Pour faire face à cette situation, la riposte met l’accent sur la surveillance communautaire, l’identification rapide des cas suspects, le référencement précoce des malades et la sensibilisation des populations.
« La priorité immédiate est de renforcer la surveillance communautaire, la prise en charge rapide des malades et la vaccination afin de réduire les décès et empêcher l’extension vers d’autres zones », a déclaré le coordonnateur national.
Il a toutefois salué les progrès réalisés dans le suivi des contacts et la détection des cas, grâce à l’implication des équipes sanitaires, des autorités locales et des communautés.
La coordination nationale de la riposte appelle ainsi à maintenir la mobilisation de tous les acteurs afin de contenir l’épidémie et renforcer davantage la réponse sanitaire dans les provinces affectées.
Heri Budjo Joël




