Une vingtaine de journalistes issus de différentes rédactions de Bunia ont participé à une séance de briefing organisée par la SOFEPADI, en partenariat avec l’UNICEF, afin de renforcer leur rôle dans la prévention de l’exploitation et des abus sexuels liés à l’aide humanitaire.
Cette rencontre visait à outiller les professionnels des médias pour qu’ils relaient auprès des communautés un message essentiel : l’aide humanitaire est gratuite et aucun bénéficiaire ne doit être contraint d’offrir des faveurs sexuelles ou de répondre à une quelconque sollicitation en échange d’une assistance.
Pour Reine Aminata, journaliste à la radio communautaire Maendeleo, cette initiative est une opportunité de renforcer l’engagement des médias dans la protection des populations vulnérables.
« À travers cette rencontre, les journalistes sont appelés à informer la population sur un principe essentiel : l’aide humanitaire est gratuite et aucune personne ne doit être obligée de répondre à une quelconque sollicitation sexuelle pour accéder aux services humanitaires », a-t-elle déclaré.
De son côté, Dieu Merci Lissongo Mi, chargé de projet à la SOFEPADI, a invité les journalistes à jouer pleinement leur rôle de sensibilisation afin que ce message atteigne toutes les communautés de la province.
« Il est interdit aux travailleurs humanitaires d’échanger des biens, des services ou des promesses d’emploi contre des faveurs sexuelles. Nous comptons sur les médias pour diffuser largement ce message jusqu’au dernier bénéficiaire de nos interventions », a-t-il expliqué.
Les organisateurs rappellent que l’exploitation et les abus sexuels constituent de graves violations des droits humains, touchant particulièrement les enfants, les femmes et les bénéficiaires de l’aide humanitaire.
À travers cette séance de briefing, la SOFEPADI et l’UNICEF entendent renforcer la collaboration avec les médias afin de promouvoir une information responsable, encourager le signalement des cas d’abus et contribuer à la création d’un environnement plus sûr pour les bénéficiaires.
Joël Heri Budjo




