La Coopérative Minière pour les Détenteurs des Déchets de l’Exploitation Artisanale (COO-MI-DEDEA) a officiellement lancé ses activités ce vendredi 3 juillet à Bunia, au cours d’une cérémonie organisée à l’hôtel Kirikou. Cette nouvelle structure affirme vouloir organiser et encadrer les personnes impliquées dans la collecte et le traitement des déchets issus de l’exploitation minière artisanale en province de l’Ituri.
À cette occasion, le directeur général de la coopérative, Désiré Byarufu, a expliqué que la création de la COO-MI-DEDEA répond à plusieurs défis, notamment le manque d’encadrement des détenteurs de déchets miniers, la protection de l’environnement, la lutte contre le chômage des jeunes ainsi que la contribution au développement de l’économie provinciale.
Selon lui, la coopérative ambitionne de recenser, d’identifier et d’accompagner les détenteurs de déchets miniers sur l’ensemble des sites concernés en Ituri. Il estime que cette démarche permettra également à l’État de mieux mobiliser les recettes publiques issues du secteur minier artisanal.
Le responsable de la coopérative a invité tous les détenteurs de déchets miniers, notamment ceux opérant dans les zones de Lopa, Nizi, Mungwalu, Mabanga et dans d’autres sites miniers de la province, à venir s’enregistrer et s’identifier auprès de la structure. Il a indiqué que plusieurs bureaux sont déjà opérationnels, principalement dans le territoire de Djugu, tandis que d’autres seront progressivement ouverts dans les différentes zones d’exploitation.
Désiré Byarufu a précisé que la coopérative fonctionne actuellement grâce aux contributions de ses membres et ne bénéficie, à ce stade, d’aucun appui financier extérieur. Les prochaines étapes consisteront à déployer des équipes sur le terrain afin de sensibiliser les exploitants, d’identifier les sites de déchets miniers et de poursuivre les opérations d’enregistrement.
Le directeur général a enfin indiqué que la COO-MI-DEDEA entend inscrire son action dans une dynamique de valorisation des ressources minières au service du développement local et de l’amélioration des conditions de vie des jeunes en Ituri.
Au cours de son intervention, Désiré Byarufu a également déclaré que les exploitants qui ne s’enregistreraient pas auprès de la coopérative pourraient s’exposer à des poursuites. Cette déclaration lui est propre. La portée juridique d’une telle mesure dépend toutefois des dispositions légales en vigueur ainsi que des compétences reconnues à la coopérative et aux autorités publiques compétentes.
Heri Budjo Joël




