Le gouverneur militaire de l’Ituri, Luboya N’kashama Johnny, a lancé un nouvel appel aux populations déplacées du territoire de Djugu afin qu’elles regagnent leurs villages d’origine. S’exprimant vendredi lors d’un briefing de presse à Bunia, il a assuré que la sécurité s’améliore progressivement dans plusieurs zones autrefois touchées par l’insécurité.
Face aux journalistes, le chef de l’exécutif provincial s’est voulu rassurant : « Personne ne va vous tuer », a-t-il déclaré, soulignant que les forces de défense et de sécurité restent déployées pour protéger les civils et consolider les acquis du processus de stabilisation.
Selon lui, le retour des déplacés est une étape essentielle pour relancer les activités agricoles et économiques dans le territoire de Djugu. Il estime que le maintien prolongé des populations dans les sites de déplacés ne favorise ni leur autonomie ni le développement des communautés locales.
Depuis plusieurs années, les violences attribuées à divers groupes armés ont contraint des milliers de familles à abandonner leurs villages pour trouver refuge dans des sites de déplacés ou auprès de familles d’accueil à Bunia et dans d’autres localités de l’Ituri. Malgré une amélioration de la situation sécuritaire dans certaines zones, beaucoup hésitent encore à rentrer, invoquant des préoccupations liées à leur sécurité et à la reconstruction de leurs moyens de subsistance.
Les autorités provinciales poursuivent leurs efforts pour encourager un retour volontaire, en collaboration avec les partenaires humanitaires et les acteurs locaux, afin de faciliter la réinstallation. La réussite de ce processus dépendra toutefois de la consolidation durable de la paix, de la présence effective des services sociaux de base et de la restauration de la confiance des populations envers les mécanismes de sécurité.
Lors du même briefing, les autorités ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les opérations de sécurisation dans les zones encore fragiles pour permettre aux habitants de reprendre une vie normale et participer à la reconstruction de leurs communautés.
Heri Budjo Joël




