Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a célébré, jeudi 28 mai à Bunia, la Journée mondiale du paludisme. Initialement prévue le 25 avril, cette commémoration avait été reportée en raison de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement la province de l’Ituri.
Le médecin coordonnateur provincial du PNLP, Dr Lonema Vajeru, a rappelé que le paludisme demeure la première cause de consultation et de mortalité dans la région. En 2025, plus de 1,385 million de cas ont été enregistrés dans les structures sanitaires et sites communautaires, avec 312 décès, principalement chez les enfants de moins de cinq ans.
Malgré cette hausse des cas, le PNLP souligne des avancées significatives dans la prise en charge grâce aux traitements disponibles. « Les décès sont aujourd’hui mieux maîtrisés qu’il y a cinq ans », a assuré Dr Vajeru, tout en évoquant les défis persistants liés à l’insécurité, aux déplacements de populations et à la mauvaise utilisation des moustiquaires.
Le responsable provincial a salué l’introduction du vaccin contre le paludisme, désormais accessible dans toutes les zones de santé de l’Ituri pour les enfants dès l’âge de six mois. Une nouvelle campagne de distribution de moustiquaires est également envisagée en 2026.
Concernant l’épidémie d’Ebola en cours, Dr Vajeru a exhorté la population à ne pas éviter les centres de santé en cas de fièvre ou de maux de tête. Il a expliqué que les symptômes de la nouvelle souche d’Ebola ressemblent souvent à ceux du paludisme, sans présenter de saignements comme lors des précédentes épidémies. Il a insisté sur l’importance de consulter rapidement afin de prévenir la propagation de la maladie au sein des familles.
Le PNLP appelle enfin les habitants à poursuivre la lutte contre le paludisme tout en respectant les mesures sanitaires contre Ebola.
Eugène Laro




