À l’occasion de la Semaine mondiale d’actions Kick Polluters Out, l’ONG FORED a lancé un plaidoyer vigoureux pour la protection du bassin du Lac Albert et du Graben Albertine. L’organisation dénonce les risques que font peser les projets pétroliers sur les communautés locales et l’environnement.
Dans un discours ferme, le directeur exécutif de FORED a accusé TotalEnergies et CNOOC, à travers les projets Tilenga, KingFisher et EACOP, de mettre en péril l’un des écosystèmes les plus riches en biodiversité du continent. Selon lui, l’exploitation pétrolière menace directement les ressources halieutiques, les terres agricoles et les moyens de subsistance de millions de riverains dépendant du Lac Albert.
FORED estime que derrière les promesses de développement économique se cache une « logique d’extraction destructrice », exposant les populations à la pollution des eaux, aux déplacements forcés et à l’aggravation de la crise climatique. L’organisation rappelle que le Graben Albertine abrite des espèces rares et des zones protégées stratégiques dont la destruction pourrait avoir des conséquences irréversibles sur l’équilibre écologique régional.
Face à cette situation, FORED interpelle les gouvernements de la RDC et de l’Ouganda, ainsi que la Communauté d’Afrique de l’Est, les exhortant à privilégier la protection des peuples et de l’environnement plutôt que les intérêts des multinationales pétrolières. L’organisation exige notamment l’arrêt de l’expansion des projets fossiles autour du Lac Albert, une transparence accrue sur leurs impacts environnementaux et des investissements urgents dans les énergies renouvelables.
« Protéger le Lac Albert, c’est protéger la vie », a conclu le directeur exécutif de FORED, promettant la poursuite de la mobilisation citoyenne contre ce qu’il qualifie de sacrifice écologique au profit du pétrole.
Jérémie Kaseke




