Les députés provinciaux élus du territoire de Mahagi, réunis au sein de leur caucus, ont été reçus par le gouverneur militaire de l’Ituri, le mercredi 19 avril 2026, dans son cabinet de travail à Bunia, chef-lieu de la province.
Au cours de cette rencontre, plusieurs questions majeures ont été passées en revue, notamment celles liées à la sécurité, au développement, aux conditions sociales ainsi qu’à d’autres préoccupations d’intérêt public.
Un plaidoyer pour un développement inclusif
S’exprimant à l’issue de l’audience, le rapporteur adjoint du caucus a salué les avancées enregistrées dans la ville de Bunia, tout en plaidant pour leur extension à l’ensemble des territoires, en particulier à Mahagi.
« Nous avons demandé au gouverneur militaire d’étendre et d’intensifier les actions de développement dans les cinq territoires, surtout à Mahagi. Nous souhaitons que la commune rurale de Mahagi bénéficie d’au moins 10 kilomètres de routes asphaltées afin d’épargner à la population la poussière en saison sèche », a déclaré Pirwoth Kandilo Benjamin.
Les élus ont également sollicité la construction d’un bureau communal moderne à Mahagi, une demande à laquelle l’autorité provinciale s’est montrée favorable.
La sécurité, socle du développement
Sur le plan sécuritaire, les élus ont insisté sur le fait que Mahagi reste un territoire pacifique et hospitalier. Ils ont toutefois mis en garde contre toute tentative de déstabilisation, affirmant que cette entité ne saurait servir de porte d’entrée aux ennemis de la paix.
Ils ont appelé la jeunesse ainsi que toutes les couches sociales à se mobiliser pour barrer la route aux fauteurs de troubles.
La situation préoccupante des déplacés internes
Les députés provinciaux ont également tiré la sonnette d’alarme sur les conditions de vie difficiles des déplacés internes installés dans plusieurs localités de Mahagi, notamment à Mokambo, Wagungu, Anghal, War Palara et Panduru.
Ces populations ont fui soit les violences des groupes armés, soit les inondations du lac Albert. Les élus ont déploré le fait qu’un grand nombre de ces déplacés ne soit pas encore identifié, certains vivant dans des sites, d’autres dans des familles d’accueil.
Ils ont ainsi insisté sur l’urgence de procéder à leur identification et d’assurer leur prise en charge par le gouvernement congolais et ses partenaires.
Jean Maurice Udaga




