La décision du gouvernement congolais de mettre en place un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers en provenance des États-Unis suscite une forte indignation au sein de la société civile.
Dans une déclaration rendue publique jeudi 9 avril 2026 à Kinshasa, la plateforme Force vive de la société civile a dénoncé une initiative jugée « inopportune » dans un contexte marqué par des crises sécuritaires, humanitaires et sociales persistantes.
Son porte-parole, Jean-Bosco Lalo, a fustigé un projet entouré de zones d’ombre, pointant l’absence d’informations claires sur l’identité des migrants concernés, leur nombre, leur nationalité ainsi que les modalités de leur séjour et de leur départ.
« Comment un gouvernement qui peine depuis des décennies à gérer les déplacements internes de ses propres citoyens peut-il envisager d’accueillir des migrants refoulés dont les origines restent floues ? », s’est-il interrogé.
La société civile redoute notamment que l’arrivée de migrants au profil incertain n’exacerbe les tensions sociales, n’accentue la pression sur des ressources déjà limitées et ne compromette davantage la stabilité nationale.
Dans ce contexte, la plateforme appelle à l’abandon pur et simple du projet. Elle invite également la population à rester vigilante et à se mobiliser pour empêcher la mise en œuvre d’une initiative qu’elle juge « néfaste pour l’avenir du pays ».
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement n’a pas encore fourni de communication détaillée sur les contours du dispositif, alimentant inquiétudes et spéculations au sein de l’opinion publique.
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