Six ans après la signature de l’accord de paix de Gety, dans la chefferie de Walendu Bindi (territoire d’Irumu, province de l’Ituri), le porte-parole de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), Muno Munobi, dresse un bilan qu’il qualifie de « mitigé », pointant l’inexécution des engagements pris par le gouvernement congolais.
« À ce jour qui marque le sixième anniversaire de cet accord de Gety il était important pour les deux parties de faire un diagnostic du pacte social de Gety afin d’en établir le bilan en toute sincérité », a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu samedi 28 février 2026 à Gety.
Selon lui, aucun progrès significatif n’a été enregistré depuis la signature de l’accord du 28 février 2020. Les principales revendications de son mouvement restent sans suite : reconnaissance des grades, amnistie des combattants, intégration au sein des forces de défense et de sécurité, ainsi que leur prise en charge dans les sites de cantonnement.
Le porte-parole souligne que ces engagements constituent « la substance même » de l’accord de paix et regrette qu’ils n’aient été exécutés « ni partiellement, ni totalement ».
Dans un contexte sécuritaire jugé préoccupant dans l’ouest de l’Ituri et dans l’est de la République démocratique du Congo, la FRPI évoque la présence de forces étrangères et les menaces persistantes d’autres groupes armés. Malgré cela, le mouvement affirme être resté « respectueux de ses engagements patriotiques et loyal à la République ».
Muno Munobi a interpellé le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, saluant ses efforts « pour restaurer la dignité du pays et de son peuple », tout en déplorant « la léthargie du gouvernement » dans la mise en œuvre de l’accord.
La FRPI dit prendre à témoin l’opinion nationale et internationale face aux retards enregistrés et appelle l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus de paix à redoubler d’efforts pour une application effective des engagements de Gety.
Signé en 2020, l’accord visait à mettre fin aux hostilités dans le sud de l’Ituri et à favoriser une stabilisation durable de la province. Six ans plus tard, le processus reste confronté à d’importants défis.
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