En Ituri, Mumbere Munyanderu Christophe a annoncé sa démission de la Convention pour le respect des droits humains (CRDH), coordination du territoire d’Irumu, évoquant des divergences profondes et une perte de crédibilité de l’organisation auprès de la communauté.
Dans une déclaration rendue publique jeudi 19 février, l’activiste a remercié la CRDH pour « les opportunités d’apprentissage et de développement professionnel » dont il a bénéficié durant son engagement. Toutefois, il justifie son départ par des « positions présumées » attribuées à l’organisation, qu’il accuse d’être perçue comme travaillant « au compte de l’ennemi ».
Il affirme en outre que certains défenseurs des droits humains (DDH), ses collègues, seraient déjà membres du mouvement AFC/M23, une situation qui, selon lui, aurait fortement entamé la confiance de la population envers la structure.
Autre grief soulevé : la conduite d’enquêtes dans son rayon d’action d’Irumu par la coordination, sans qu’il en soit informé. Une attitude qu’il considère comme un manque de considération à son égard et envers le personnel local.
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Malgré cette rupture, Mumbere Munyanderu Christophe réaffirme son engagement en faveur de la démocratie et des droits humains. Il indique vouloir poursuivre son combat en tant qu’activiste indépendant ou au sein d’une autre organisation de son choix.
Victime récente de « menaces de mort », Munyanderu était très actif dans la région d’Irumu, dénonçant régulièrement les violations des droits de la population. Habitué des médias, il intervenait fréquemment pour condamner les attaques des groupes armés contre les civils, les meurtres et autres exactions.
Sa démission intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu en Ituri, où les organisations de défense des droits humains et les membres de la société civile évoluent dans un environnement de plus en plus complexe.
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