L’Administration militaire de la province de l’Ituri a annoncé l’arrestation de certains soldats impliqués dans la profanation de la paroisse Saint-Joseph Travailleur de Bule, dans le territoire de Djugu.
Selon le communiqué officiel signé par le lieutenant Ngongo Tshikudi Jules, porte-parole du gouverneur militaire, cet acte « grave et inacceptable » a été commis par « certains éléments des Forces armées, accompagnés d’un civil ».
Le gouverneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama, condamne fermement ce comportement « indigne » qui ne reflète ni les valeurs de l’armée républicaine ni sa mission de protéger les civils et les lieux de culte.
Les militaires mis en cause ont été immédiatement transférés à Bunia et déférés devant la justice militaire. Ils devront répondre de leurs actes, qualifiés de violation du droit international humanitaire.
Le communiqué rappelle qu’auparavant, le curé de la paroisse, l’abbé Dieudonné Dzrodjo, avait dénoncé la présence de combattants de la milice CRP (Convention pour la Révolution Populaire) dans certaines bâtisses de l’église. Cette occupation avait été signalée aux autorités militaires et ecclésiastiques, dont l’évêque Dieudonné Uringi.
En droit international humanitaire, l’utilisation d’un lieu civil à des fins militaires peut le transformer en objectif militaire, souligne l’Administration militaire.
Après plusieurs mois de combats contre la CRP, notamment dans la zone de Nyamamba, les miliciens s’étaient repliés vers Bule et continuaient à lancer des attaques contre les FARDC depuis l’église. Cette situation a paralysé la vie locale, entraînant la fermeture de plus de 62 établissements scolaires.
Le gouverneur militaire réaffirme la détermination des FARDC à « pacifier totalement l’Ituri » et insiste : « L’ennemi, c’est la CRP et non les Forces Armées. »
Jonas Mukonkole




