Une crise écologique majeure secoue le territoire de Malemba-Nkulu, dans la province du Haut-Lomami, où plus d’une centaine d’éléphants accompagnés d’éléphanteaux dévastent depuis plusieurs mois cultures et villages.
L’alerte a été lancée par le chef de secteur de Badia, Banze Katolo Bitumbuka, dans un message officiel daté du 13 février 2026 et adressé aux autorités territoriales, aux services de l’environnement, à l’ICCN ainsi qu’aux organisations partenaires. Selon ce document, les pachydermes ont élu domicile dans le groupement de Ngoy Manyi depuis janvier 2025, à plus de 100 kilomètres du parc d’Umbembe.
Les localités de Lwamba, Pila, Mufunga, Kabondo, Katsikimpwe, Mutolo, Mwinya et Kabwendalwe figurent parmi les plus touchées. Les éléphants ont détruit des champs de maïs, manioc, arachides, riz, haricots, patates douces et pommes de terre, ainsi que des plantations de palmiers à huile, bananiers et canne à sucre. Le bilan provisoire fait état de 1,8 million de tonnes de réserves alimentaires anéanties.
Cette catastrophe plonge près de 300.000 habitants dans une situation de détresse, privés de moyens de subsistance et exposés à la menace permanente de nouvelles attaques. Les communautés locales, démunies de mécanismes de défense, vivent désormais dans la peur.
Les autorités locales réclament des mesures immédiates pour refouler les éléphants vers le parc d’Umbembe et une assistance humanitaire pour les familles sinistrées. Cette crise relance le débat sur la difficile cohabitation entre populations riveraines et faune sauvage, dans une région où les moyens logistiques et sécuritaires restent limités face à l’ampleur du phénomène.
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