À Bunia, dans la commune de Mbunya, sur l’avenue Nyarambe au quartier Yambi, les habitants dénoncent depuis plusieurs semaines des nuisances olfactives persistantes qui perturbent leur quotidien. Contrairement aux rumeurs, ils assurent que la morgue voisine n’est pas à l’origine de ces odeurs.
Selon les témoignages recueillis sur place, l’odeur nauséabonde proviendrait d’un lieu de conservation de poissons, communément appelés tomsons, installé à l’intérieur d’une clôture proche d’ateliers artisanaux, d’un garage et de l’hôpital CME.
« Nous vivons ici depuis des années, même à côté de la morgue, sans jamais avoir connu ce genre d’odeur. Le problème est apparu récemment, avec la conservation de ces poissons. L’odeur de pourriture est insupportable », explique un habitant.
Les riverains affirment que la situation dure depuis près de cinq semaines, du matin au soir. Certains évoquent l’absence de moyens adéquats de conservation, notamment le manque d’électricité ou de groupe électrogène, ce qui favoriserait la décomposition rapide des poissons.
Cette pollution olfactive affecte directement les activités économiques locales. Artisans et commerçants disent avoir des difficultés à travailler normalement.
« Avec cette odeur, il devient difficile de rester longtemps sur le lieu de travail, de manger ou même de respirer normalement. L’odeur se propage sur plusieurs mètres et expose notre santé », témoigne un fabricant de chaises monoblocs.
Les habitants insistent sur le fait que la morgue et l’hôpital voisins sont propres et ne dégagent aucune odeu inhabituelle. Ils appellent à mettre fin à toute confusion susceptible de ternir leur réputation.
Face à cette situation, les riverains demandent l’intervention urgente des autorités locales afin de contrôler les conditions de conservation des poissons et de prendre les mesures nécessaires pour préserver la santé publique et le cadre de vie.
Contactées par notre rédaction, des sources proches du bureau du quartier Yambi indiquent qu’un suivi est en cours et promettent de travailler à une solution appropriée. Elles invitent par ailleurs les personnes affectées à se présenter au bureau du quartier pour déposer formellement leurs plaintes en vue d’un traitement collectif du dossier.
En attendant une solution durable, les habitants espèrent un retour rapide à la normale et appellent au respect des normes d’hygiène et de salubrité publique dans ce quartier à forte concentration d’activités.
Heri Budjo Joël




