La finale de la CAN Maroc 2025, disputée ce dimanche 18 janvier 2026, a frôlé l’irréparable. À la suite d’un penalty controversé accordé au Maroc, la rencontre a plongé dans une tension extrême, menaçant d’aboutir à un forfait du Sénégal, un scénario qui aurait gravement porté atteinte à l’image du football africain.
L’incident trouve son origine dans une décision arbitrale de Jean-Jacques Ndala. Après consultation de la VAR, l’arbitre congolais a accordé un penalty au Maroc pour une faute dans la surface. Une décision d’autant plus contestée que, quelques minutes auparavant, un but sénégalais avait été annulé sans recours à la VAR, Ndala estimant qu’une poussée avait précédé l’action.
Choqué par cette succession de décisions, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a ordonné à ses joueurs de quitter provisoirement la pelouse. Sadio Mané, capitaine des Lions de la Téranga, est resté seul sur le terrain, au cœur d’un climat électrique.
C’est alors que Claude Le Roy, ancien sélectionneur du Sénégal (1988-1992) et consultant au bord du terrain, est intervenu avec autorité et sagesse. « Il faut rester, il faut jouer », a-t-il lancé à Mané. Appuyé par d’autres figures emblématiques du football sénégalais, notamment Mamadou Niang et El-Hadji Diouf, ce message a fait mouche. Mané s’est précipité vers les vestiaires pour convaincre ses coéquipiers de revenir, évitant ainsi un forfait qui aurait marqué l’histoire de la CAN pour de mauvaises raisons.
« Revenez, on doit jouer, quoi qu’il arrive », a insisté le capitaine sénégalais, faisant preuve d’un leadership salué bien au-delà du stade.
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Dans les tribunes, la tension était palpable. Les supporters sénégalais, furieux, ont eu des accrochages avec les forces de l’ordre, illustrant l’ampleur de la crise traversée par cette finale.
Le retour du Sénégal sur la pelouse a finalement été récompensé. Le gardien Édouard Mendy a stoppé la panenka de Brahim Díaz, avant que Pape Gueye n’inscrive le but victorieux (1-0) en première période des prolongations, offrant le sacre continental aux Lions.
En conférence de presse, Sadio Mané a rappelé l’essentiel : « J’aurais préféré perdre que de finir ainsi ». Un message fort, soulignant que le développement du football africain ne peut se permettre un spectacle d’abandon devant le monde entier.
De son côté, le sélectionneur marocain Walid Regragui n’a pas dissimulé sa colère, qualifiant le retrait momentané des Sénégalais de « honteux » et accusant cette séquence d’avoir volontairement déstabilisé Brahim Díaz avant son penalty. Ce bras de fer psychologique entre les deux bancs restera comme l’un des épisodes les plus tendus et marquants de l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations.
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