Le Fonds au profit des victimes (FPV) a clôturé un atelier de capitalisation de ses projets d’assistance en République démocratique du Congo, avec pour objectif de renforcer la qualité de la prise en charge des victimes de crimes internationaux et de consolider la résilience des communautés affectées.
Depuis 2008, le FPV soutient les survivants de violences sexuelles et basées sur le genre, les victimes de torture, les ex-enfants soldats ainsi que les enfants nés de viol. Son approche holistique combine réhabilitation physique, accompagnement psychosocial et appui socio-économique, tout en intégrant une sensibilité accrue aux questions de genre et de conflits.
Les données présentées lors de l’atelier révèlent que plus de 10 000 survivantes de violences sexuelles ont bénéficié d’un suivi complet, dépassant les objectifs initiaux. Des améliorations notables ont été observées sur les plans physique et mental, tandis que les mutuelles de solidarité et les activités génératrices de revenus ont favorisé l’autonomie et l’intégration sociale des bénéficiaires.
Malgré ces avancées, le programme fait face à plusieurs défis persistants : insécurité, déplacements de populations, accès limité aux soins spécialisés et stigmatisation des survivantes. Si les activités de sensibilisation à la paix ont produit des résultats contrastés, l’implication des leaders communautaires et la création de clubs de paix ont néanmoins contribué à renforcer la cohésion sociale.
L’atelier a permis de formaliser les bonnes pratiques à chaque étape de mise en œuvre : sélection des zones prioritaires, mobilisation des parties prenantes, identification et suivi des bénéficiaires, prise en charge médicale et psychosociale, autonomisation économique et éducation à la paix. Ces acquis serviront de référence pour les futures interventions, en vue d’une meilleure efficacité et durabilité.
Parmi les recommandations formulées figurent l’élargissement des zones d’intervention, la digitalisation du suivi des bénéficiaires, le renforcement de l’insertion socio-économique et la formation de mécanismes communautaires de soutien pour pérenniser les résultats. Le FPV prévoit également la publication d’un recueil de leçons apprises, l’élaboration d’un guide de mise en œuvre, ainsi que l’organisation d’ateliers de partage d’expériences avec les partenaires locaux.
Cet atelier confirme l’engagement du FPV à améliorer continuellement l’impact de ses actions. En capitalisant les expériences et les bonnes pratiques, le Fonds entend garantir un soutien durable aux victimes et contribuer à la reconstruction des communautés touchées par les crimes internationaux en RDC.
Heri Budjo Joël
