Ce mardi 18 novembre 2025, une journée de réflexion sur le vivre-ensemble a été organisée dans la salle polyvalente de la mairie de Bunia. L’initiative, portée par l’organisation Groupes d’Appui et d’Accompagnement Durable (GAD), a bénéficié du soutien du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme.
Selon les organisateurs, cette rencontre vise à sensibiliser les jeunes issus des différentes communautés sur l’importance de l’unité, tout en luttant contre le tribalisme et la stigmatisation dans la province.
« Nous voulons promouvoir le vivre-ensemble pour que la population iturienne comprenne ses avantages », a déclaré Joël Madira, coordonnateur des GAD.
Une réponse aux divisions persistantes
L’Ituri est confrontée depuis 2017 à des tensions intercommunautaires. C’est dans ce contexte que le programme entend rapprocher les populations et s’étendre à cinq territoires de la province.
« Nous avons commencé par la ville, chef-lieu de la province, pour ensuite élargir les activités aux territoires », a précisé Joël Madira.
Des voix engagées pour la paix
Les participants ont salué l’initiative, soulignant son rôle dans le rapprochement des communautés. Clarice Lusi, présidente de la ligue des jeunes Bbhale, a insisté sur la nécessité de combattre les discours de haine et les stigmatisations.
« Il faut que chacun puisse s’accepter mutuellement », a-t-elle affirmé.
Jean-Bosco Kisoke, président des jeunes de la communauté Hema, a quant à lui appelé à la tenue de forums citoyens pour revisiter l’histoire des conflits.
« Le vivre-ensemble est très important, car nous sommes condamnés à vivre ensemble », a-t-il conclu.
Cette journée marque une étape significative dans les efforts de consolidation de la paix en Ituri. Elle envoie un message fort en faveur de l’unité, du dialogue et du développement local.
Eugène Laro
