La gestion de la crise humanitaire consécutive aux pluies diluviennes des 4 et 5 avril dernier continue de susciter des échanges soutenus entre le Gouvernement central et les autorités provinciales de Kinshasa. Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Shabani Lukoo Bihango, a exigé un rapport détaillé sur l’assistance aux sinistrés et l’utilisation des fonds débloqués par l’État.
Dans sa correspondance officielle, le VPM a salué les efforts de désactivation des sites d’hébergement temporaires, tout en insistant sur la nécessité de transparence :
« Je tiens à vous rappeler le devoir de redevabilité consistant à présenter un rapport détaillé sur la gestion de ladite crise et sur les fonds mis à la disposition de la Ville-Province », a-t-il écrit.
Un délai de 48 heures a été fixé pour la transmission du rapport.
Le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a réagi promptement en confirmant la réception de la lettre et en précisant les mesures prises dans l’urgence, notamment l’évacuation des familles sinistrées vers les centres d’accueil mis en place par la Présidence :
« La priorité pour la Ville était d’évacuer en urgence les populations restées sans abri vers les centres d’hébergement mis à disposition par le Chef de l’État », a-t-il souligné.
Il a également rappelé que la Commission ad hoc chargée de la gestion de la crise opère sous l’autorité directe du VPM, avec l’appui de plusieurs institutions nationales, dont la Présidence, la Primature, la CPAU et divers ministères sectoriels.
Les services techniques, notamment la Cellule Permanente d’Alerte et d’Urgence (CPAU) et les services des Finances du Ministère de l’Intérieur, sont actuellement mobilisés pour finaliser le rapport global. Celui-ci devrait permettre d’évaluer :
– la coordination interinstitutionnelle,
– la transparence financière,
– et l’efficacité des mesures de secours.
La catastrophe d’avril, qui a causé des pertes humaines et des dégâts matériels considérables, met en lumière la vulnérabilité de Kinshasa face aux aléas climatiques et souligne l’urgence d’une planification urbaine plus résiliente.
Heri Budjo Joël




