Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de suspension illégale de ses activités par les autorités en place. Dans une déclaration à la presse ce lundi 27 octobre, Emmanuel Ramazani Shadari, cadre du parti de l’ancien président Joseph Kabila, a accusé le pouvoir actuel d’agir dans l’illégalité totale.
Selon lui, la mesure annoncée ne repose sur aucune base légale ni sur un document officiel.
« Le pouvoir actuel va de l’illégalité en illégalité. Aucune procédure n’est respectée dans tout ce qu’ils font. Cette suspension, si elle existe vraiment, n’engage pas le PPRD », a-t-il déclaré, qualifiant la décision de « fake news ».
Devenu l’un des principaux partis de l’opposition depuis la fin du régime Kabila, le PPRD estime que cette mesure traduit une dérive autoritaire du président Félix Tshisekedi.
« La dictature de Tshisekedi est à son comble. C’est un acharnement contre le PPRD, un parti qui fait peur aujourd’hui face aux forces politiques du pays », a ajouté Ramazani Shadari.
Le parti s’est également interrogé sur la cohérence de la démarche du pouvoir :
« Ils ont dit que le PPRD n’existait plus. Mais alors, on suspend quoi ? », a ironisé son porte-parole.
Il a par ailleurs affirmé que
« les activités du PPRD se poursuivent dans le strict respect des lois de la République et de la Constitution ».
Pour le PPRD, cette nouvelle tension politique serait la conséquence des « échecs répétés du régime Tshisekedi » et d’une « mauvaise gestion marquée par une incompétence notoire ».
En conclusion, Emmanuel Ramazani Shadari a appelé les militants du parti à rester mobilisés.
Eugène Laro

