Un incendie d’origine électrique a ravagé, dans la nuit de dimanche à lundi, le bâtiment administratif de l’hôpital général de référence de Fataki, situé à environ 85 kilomètres au nord de Bunia, dans le territoire de Djugu (Ituri). Selon le médecin chef de zone de santé, le sinistre, provoqué par un court-circuit, a réduit en cendres des documents essentiels, du mobilier de bureau et des équipements administratifs, compromettant ainsi le fonctionnement de plusieurs structures sanitaires locales.
Le bâtiment abritait l’ensemble des dossiers officiels des 14 établissements de soins relevant de la zone de santé de Fataki, dont un hôpital et trois centres de santé de référence. Il contenait également des vaccins et divers produits pharmaceutiques sensibles.
« Cet incendie est parti d’un court-circuit dû à une forte intensité électrique provenant d’une batterie. Les Casques bleus de la MONUSCO sont intervenus à temps pour empêcher la propagation des flammes vers d’autres bâtiments et pour sauver le stock de vaccins », a expliqué le Dr Drajiro, médecin chef de zone de santé de Fataki.
Grâce à l’intervention rapide des Casques bleus, les services de soins et les salles d’hospitalisation ont été épargnés. Le médecin chef de zone a salué leur appui tout en lançant un appel urgent à l’aide pour la réhabilitation du bâtiment détruit.
Construit à l’époque coloniale et réhabilité en 2012 par MEMISA Belgique à hauteur de plus de 80 000 dollars américains, le bâtiment administratif représentait un pilier du système sanitaire local. Sa disparition constitue une perte considérable pour cette structure, qui demeure la principale référence médicale dans une région encore éprouvée par les violences armées.
« La perte de ces archives va lourdement affecter la coordination et la gestion des structures sanitaires de la zone. Nous appelons les partenaires à nous soutenir pour restaurer la capacité administrative et logistique de l’hôpital », a ajouté le Dr Drajiro.
Cet incendie vient accentuer la précarité déjà marquée des services de santé en Ituri, où de nombreuses zones rurales peinent à maintenir un accès régulier aux soins en raison de l’insécurité persistante.
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