La chefferie de Babila Babombi, située dans le territoire de Mambasa (province de l’Ituri), fait face à une situation préoccupante en pleine période de récolte. D’après des rapports de monitoring locaux, plusieurs cas de vols de produits agricoles ont été enregistrés ces dernières semaines.
Des groupes de pygmées sont accusés de sillonner les villages pour récolter et emporter illégalement des denrées telles que le cacao, les régimes de bananes, le riz et les arachides appartenant aux agriculteurs.
« Nous déplorons ces cas répétés de vols. Les paysans travaillent dur, mais au moment de récolter, leurs efforts sont réduits à néant », regrette un habitant cité dans le rapport.
La situation prend une tournure plus complexe avec la dénonciation d’une présumée complicité entre certains pygmées et des acteurs extérieurs, notamment des femmes commerçantes et même des militaires. Ces derniers seraient soupçonnés de fournir de l’argent, du sel ou des objets de pacotille en échange de sacs de cacao volés.
Pour les communautés locales, cette pratique alimente un commerce illicite et accentue la précarité des paysans de la chefferie.
Face à cette recrudescence des vols, les habitants appellent les autorités locales et les services de sécurité à intervenir sans délai.
« L’État doit intervenir pour protéger les récoltes et sanctionner les complices », a insisté un notable de la région.
En attendant des mesures concrètes, les agriculteurs de Babila Babombi vivent dans la crainte de voir leurs champs pillés avant même de pouvoir bénéficier du fruit de leur labeur.
Eugène Laro



