Lors du dernier Conseil des ministres présidé par la Première Ministre, le Comité de conjoncture économique a présenté deux évolutions majeures concernant la situation financière du pays.
D’une part, un recul de l’inflation et une appréciation du franc congolais sur le marché de change ont été observés. Si cette tendance contribue au maintien du pouvoir d’achat, elle pourrait néanmoins entraîner une baisse des recettes fiscales et accentuer le déficit budgétaire. La Commission Économie, Finances et Reconstruction (ECOFIRE) a été mandatée pour proposer des mesures de resserrement budgétaire.
D’autre part, le Comité a alerté sur la pression croissante de la masse salariale, qui représente désormais plus de la moitié des recettes courantes. Cette situation compromet la stabilité des finances publiques et limite la capacité de l’État à financer ses priorités de développement.
Face à ce constat, le Conseil a décidé de faire du contrôle rigoureux des effectifs publics un pilier de la discipline budgétaire. Les ministères de la Fonction publique et du Budget poursuivront les opérations de vérification afin d’éliminer les doublons, les sureffectifs et les avantages indus.
« Cette démarche permettra de maîtriser durablement la masse salariale et de dégager des économies pour réorienter les ressources vers les priorités sociales », a souligné la Première Ministre.
Les ministres concernés Fonction publique, Budget et Finances ont été instruits d’appliquer ces mesures et de rendre compte dans le cadre des travaux sur la nouvelle politique salariale.
Heri Budjo Joël



