La route nationale numéro 4 (RN4), reliant Komanda à Luna dans l’est de la République démocratique du Congo, reprend vie grâce à l’intervention des militaires ougandais. Ce tronçon de 75 kilomètres, longtemps abandonné et rendu impraticable par les bourbiers et l’insécurité, fait aujourd’hui l’objet de travaux de réhabilitation qui soulagent les populations locales.
Selon les témoignages recueillis sur place, les militaires ont réussi à combler les bourbiers qui rendaient le passage difficile. Le trafic s’est nettement amélioré, permettant aux véhicules de circuler plus librement.
« Cette route était oubliée, mais aujourd’hui, on peut enfin rouler. Cela donne de l’espoir », confie un habitant.
Face à cette avancée, les autorités locales appellent les sociétés de transport à reprendre les trajets sur cet axe. Elles encouragent également les personnes âgées à l’emprunter, estimant que l’itinéraire alternatif passant par Kayinama et Bunia est trop long. Une autre voie contournant par Mambasa est également évoquée.
La réouverture de la RN4 facilite non seulement les déplacements, mais stimule aussi les échanges économiques entre les provinces concernées. Elle réduit les temps de trajet et favorise le commerce local. Pour les habitants, il s’agit d’un progrès significatif susceptible de transformer leur quotidien.
Cependant, des inquiétudes subsistent sur le plan sécuritaire. Par le passé, des convois ont été attaqués, entraînant la perte de plusieurs véhicules et obligeant les chauffeurs à payer pour leur propre sécurité.
« Le système de convoi n’a pas été bénéfique. Il a même causé des problèmes », déplore un usager.
Depuis environ trois mois, une accalmie est observée. Aucun incident majeur n’a été signalé, et les motos circulent librement entre Beni et Komanda. Les habitants espèrent que cette paix fragile sera préservée. Ils appellent les autorités à renforcer la sécurité sans réinstaurer le système de convoi, jugé inefficace.
La réhabilitation de la route Komanda–Luna représente une victoire pour les communautés locales. Pour pérenniser cette avancée, il est essentiel de maintenir les efforts sécuritaires et d’investir durablement dans les infrastructures. Les usagers, eux, gardent espoir et souhaitent que cette route devienne un véritable vecteur de développement.
Eugène Laro
