Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a lancé un appel vibrant à la solidarité de la communauté internationale lors de son discours prononcé mardi devant la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a exhorté les États membres à soutenir le respect du droit international humanitaire dans l’Est de la RDC, actuellement occupé, selon lui, par l’armée rwandaise et ses alliés du M23/AFC.
« Si le monde hésite encore à nommer notre douleur, nous n’attendrons pas. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice. Mais nous avons besoin de votre solidarité, de votre soutien et du respect plein et entier du droit international », a déclaré le chef de l’État congolais.
Félix-Antoine Tshisekedi a signifié que son pays ne réclame ni charité ni compassion, mais plutôt justice, vérité et dignité face à ce qu’il qualifie de génocide congolais, longtemps ignoré par la communauté internationale.
Il a également dénoncé la persistance du conflit armé dans l’Est de la RDC, qu’il considère comme une illustration tragique de la résurgence de la rhétorique guerrière à l’échelle mondiale :
« Le conflit armé qui perdure dans mon pays en est une illustration tragique. Depuis trois décennies, la paix et la sécurité sont brisées à l’Est de la République démocratique du Congo. Cette guerre s’est muée en entreprise prédatrice : elle dépasse depuis longtemps les seules dimensions militaires ou géopolitiques ; elle vise à piller nos ressources, effacer notre mémoire collective et détruire nos communautés », a-t-il déploré.
Dans la continuité de son intervention, le président congolais a annoncé que la RDC siégera en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2026–2027. Il a affirmé que son pays jouera un rôle « actif » et « responsable » au sein de cette instance.
« Notre participation sera résolument constructive et holistique. Elle s’articulera autour de deux priorités indissociables : paix et sécurité, d’une part, et prévention et résolution des conflits, d’autre part. Nous entendons également contribuer activement à l’élaboration et à la mise en œuvre du Nouvel Agenda pour la paix, afin d’apporter, à la lumière de notre potentiel et de notre expérience, une impulsion à la réforme des opérations de maintien et de consolidation de la paix, ainsi qu’à l’adaptation du système de sécurité collective des Nations unies », a-t-il rassuré.
Rédaction
