En marge de la visite officielle de Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, l’opposition congolaise a saisi l’occasion pour dénoncer ce qu’elle qualifie « d’oppression et d’intimidation » systématiques orchestrées par le régime du président Félix Tshisekedi.
Les leaders de l’opposition ont dressé un tableau politique jugé préoccupant, évoquant des cas de figures contraints à l’exil, l’interdiction d’activités politiques, et une répression croissante contre les voix dissidentes.

Sur le volet sécuritaire, ils ont appelé à une implication plus active des Nations Unies dans la mise en œuvre de la résolution 2773, afin de mobiliser tous les moyens nécessaires pour mettre fin aux violences qui continuent de frapper durement la population congolaise.
« Nous avons demandé à M. Lacroix d’aller dire à Félix Tshisekedi que les armes se taisent et qu’il y a urgence d’un dialogue national inclusif », a déclaré Prince Epenge, l’un des représentants de l’opposition, rejetant le « monologue » évoqué par le chef de l’État lors du deuxième congrès extraordinaire de sa plateforme politique.
Pour les opposants, seule la convocation d’un véritable dialogue national inclusif, réunissant toutes les forces vives de la Nation, pourrait permettre à la RDC de sortir de la crise politique et sécuritaire actuelle, tout en évitant une escalade aux conséquences imprévisibles.
Parmi les personnalités reçues par Jean-Pierre Lacroix figuraient notamment Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, Jean-Marc Kabund, ainsi que des représentants d’Ensemble pour la République, formation politique de Moïse Katumbi, actuellement en exil.
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