La République Démocratique du Congo se prépare à une saison des pluies marquée par de fortes disparités régionales. D’après le dernier bulletin climatique publié par l’Agence Nationale de Météorologie et de Télédétection par Satellite (METTELSAT), la période allant d’août à octobre 2025 s’annonce contrastée.
Selon les prévisions, des précipitations supérieures à la normale sont attendues dans plusieurs localités du Nord-Est et de l’Est du pays, notamment à Watsa, Bunia, Butembo, Kisangani, Ilebo, Buta et Goma. Ces pluies abondantes pourraient affecter l’agriculture, les infrastructures et la mobilité dans des zones déjà fragilisées.
À l’inverse, les provinces du Sud devraient connaître un déficit pluviométrique, une situation susceptible de compromettre les cultures vivrières et de renforcer les tensions liées à l’accès à l’eau potable.
Dans le reste du territoire, incluant Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga, Bukavu, Matadi et d’autres centres urbains, les précipitations devraient rester proches des moyennes saisonnières.
La METTELSAT invite les autorités, les agriculteurs, les acteurs humanitaires et les spécialistes de la gestion des risques climatiques à se référer à ces prévisions pour anticiper les impacts potentiels, allant des inondations dans l’Est aux épisodes de sécheresse dans le Sud.
« Les précipitations excédentaires seront observées dans une partie Nord-Est du pays, tandis que des déficits sont attendus au Sud. La majeure partie du territoire connaîtra des pluies proches de la normale », précise le bulletin.
Ces projections s’inscrivent dans un contexte de forte variabilité climatique en Afrique centrale, où les enjeux liés à la sécurité alimentaire, à la gestion des ressources naturelles et à la résilience des communautés rurales restent cruciaux.
Heri Budjo Joël




