Depuis quelque temps, une pratique devenue courante dans les villages, centres de négoce et grandes agglomérations du territoire de Mahagi, en province de l’Ituri, suscite de vives inquiétudes : les marchés et les danses nocturnes. Ce phénomène, désormais banalisé par la population, engendre des conséquences préoccupantes sur les plans sécuritaire, social et économique.
La société civile, force vive de la chefferie des Djukoth, tire la sonnette d’alarme sur les dérives liées à cette tendance.
« Les marchés nocturnes sont devenus de véritables problèmes au sein de notre chefferie. Même les grands marchés comme Ndrele, Amee, Bala, Chukudiyo, qui fonctionnaient en journée, restent ouverts au-delà de 20h00, avec tous les risques que cela comporte », alerte Jacques Pithua, sous-coordonnateur de la société civile de Djukoth.
Des conséquences graves sur la vie communautaire
Les autorités locales, ainsi que plusieurs organisations nationales et internationales, dénoncent les effets néfastes de ces activités nocturnes. Elles seraient à l’origine de mariages précoces, de grossesses non désirées, de cas de malnutrition, de viols, de vols et d’autres formes de criminalité.
Appel à une mobilisation collective
Face à cette crise, la société civile appelle à une mobilisation de toutes les couches sociales. Une sensibilisation accrue est nécessaire, impliquant les autorités locales, les chefs de marché, les jeunes et les leaders communautaires. Des réunions doivent être organisées dans chaque marché afin de définir des modalités de fonctionnement claires et sécurisées.
À défaut de mesures concrètes, la population civile reste exposée à une dégradation inquiétante des mœurs et à une insécurité croissante.
Jean Maurice Udaga




