Dans un geste rare sur la scène politique congolaise, l’ancien ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, Samy Adubango, a volontairement renoncé à son siège de député national, cédant la place à deux jeunes parlementaires. Ce choix, salué par la jeunesse Iturienne, est perçu comme un acte de confiance et d’encouragement envers la nouvelle génération.
Figure influente du gouvernement et proche collaborateur du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Samy Adubango s’est distingué par son engagement et sa rigueur dans la gestion des affaires publiques, notamment dans le contexte sécuritaire complexe de l’Ituri. Son parcours, marqué par la défense des intérêts nationaux et le renforcement des forces armées, lui a valu une réputation de leader crédible et respecté.
En décidant de céder son siège, il envoie un signal fort : la jeunesse doit être impliquée au plus haut niveau de la décision politique. Dans une province souvent stigmatisée en raison de l’activisme des groupes armés, ce geste est interprété comme une rupture avec les clichés négatifs et un plaidoyer concret pour une relève politique responsable.
Cette décision pourrait inspirer d’autres figures politiques à promouvoir la participation des jeunes dans la gouvernance. Les deux nouveaux députés, issus de son encadrement, bénéficient déjà d’un capital de crédibilité et d’une expérience politique qui devraient leur permettre de contribuer activement aux travaux parlementaires.
La jeunesse de l’Ituri, à travers l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC), a exprimé sa reconnaissance et salué un modèle de leadership. Elle souligne que ce geste démontre que l’Ituri compte des hommes et des femmes capables d’assumer des responsabilités d’État tout en préparant la relève.
Pour beaucoup, Samy Adubango demeure une figure disponible pour la République, dont l’expérience et les qualités restent précieuses pour accompagner les efforts de développement et de paix, tant au niveau provincial que national.
Ce renoncement volontaire au profit de la jeunesse, rare dans la pratique politique congolaise, marque un précédent susceptible de renforcer la dynamique de participation citoyenne et d’ouvrir de nouvelles perspectives à une jeunesse trop souvent tenue à l’écart des postes stratégiques.
Joël Heri Budjo




