Une enquête parlementaire menée par le député national de l’opposition, Gratien Iracan, soulève de sérieuses interrogations sur l’attaque survenue en juin 2025 à Nizi, dans le territoire de Djugu, alors placé sous État de siège. Ce soir-là, vers 19h15, une quinzaine d’hommes armés ont investi le centre de la localité, tuant huit personnes et faisant plusieurs disparus, à proximité immédiate d’un campement des FARDC.
Une intrusion au cœur d’une zone sous contrôle militaire
Comment un tel groupe a-t-il pu pénétrer une localité censée être sécurisée, située à quelques mètres d’un camp militaire, sans être intercepté ? Les militaires ont-ils entendu les tirs ? Et si oui, pourquoi leur intervention n’a-t-elle pas été immédiate ?
Des failles sécuritaires préoccupantes
Aucune unité de réaction rapide ne semble avoir été déployée durant l’attaque. Le renseignement militaire avait-il détecté des signes avant-coureurs ? Les assaillants ont-ils bénéficié de complicités internes ou emprunté des itinéraires connus des forces armées ?
Complicité, négligence ou insuffisance de moyens ?
La proximité du camp militaire soulève des soupçons de collusion ou de graves défaillances opérationnelles. Les consignes de sécurité et le couvre-feu étaient-ils effectivement appliqués ce soir-là ?
Et après ?
Les FARDC ont-elles lancé une poursuite immédiate ? Les témoins et survivants ont-ils été auditionnés ? Les familles des victimes ont-elles reçu une assistance ou une protection adéquate ?
Pour le député Iracan, tant que ces questions resteront sans réponse, la nuit sanglante de Nizi continuera d’alimenter les soupçons d’un drame évitable… voire prémédité.
Heri Budjo Joël




